Pourquoi apprendre à gérer ses émotions ?

Gérer nos émotions et celles de nos collaborateurs permet une diminution réelle du stress et libère les potentiels pour de meilleures performances. Faites le pari de l'intelligence !

Les auteurs

En savoir plus sur Didier Hauvette et Christie Vanbremeesch.

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Voici quelques idées pour commencer à améliorer votre style de management...

dimanche 4 novembre 2007

Les étapes du deuil

Lorsqu’un changement nous est imposé, il est souvent difficile de l’accepter. Même lorsque nous savons que la meilleure chose à faire consiste à affronter la situation nouvelle, nous avons bien du mal à le faire.

Personne ne peut passer d'un projet à un autre en claquant des doigts. Plus nous nous sommes investi sur un sujet, dans une relation, dans une manière de fonctionner, et plus il nous est difficile d’en changer. « J’ai toujours travaillé comme ça, et vous me demandez de changer ma manière de faire comme si tout ce que je fais depuis vingt ans n’avait aucune valeur… ! » « Depuis que je suis entré dans cette entreprise, je me bats contre les concurrents. Et maintenant, vous voulez que je fasse ami-ami avec eux… ? » « On me promet le poste de mon responsable hiérarchique depuis deux ans et finalement on le confie à quelqu'un de l'extérieur ! »

Pour mieux désamorcer les réactions générées par ces changements brutaux d’orientation, il est utile de connaître ce que les psychologues appellent les « six étapes du deuil ».

Voici les principales étapes du processus :

- le déni
- la révolte
- le sentiment de déprime
- la peur
- la phase de marchandage, avec soi-même, avec la situation, avec les autres
- l'acceptation

Le processus du deuil et ses différentes étapes sont expliqués plus en profondeur dans notre livre.
Nous vous invitons à vous y reporter. Car lorsque nous sommes bloqués, prendre conscience de la phase dans laquelle nous sommes constitue un premier pas vers son dépassement.


dimanche 28 octobre 2007

Gardons le moral !

Lors d'un coup dur, la façon dont nous recevons les choses joue énormément : c'est ce qui détermine notre réaction et, bien souvent, celle de notre entourage.

Allons-nous entrer dans notre état de défense, enclenchant alors toute une série de "catastrophes" en chaîne ? Ou allons-nous au contraire comprendre cette réaction et la gérer aussi intelligemment que possible ?

Collectivement, les mouvements sont du même registre que les réactions de défense individuelles : ils sont juste amplifiés car les uns réagissent sur les autres.

La question la plus utile à se poser : "Concrètement, que reste-t-il sous mon contrôle ? Sur quoi ai-je encore du pouvoir ? Que puis-je encore améliorer ? Le site va peut-être s'effondrer mais, au moins, j'aurai fait progresser tel dossier, tel processus."

Quand nous obtenons certains résultats, nous nous sentons déjà mieux. Le plus important dans ces moments-là : soigner son moral !


dimanche 21 octobre 2007

Comment doser le principe "gagnant-gagnant"

La théorie des jeux et l'expérience nous prouvent que nous avons toujours intérêt à faire un pas de plus dans le sens du "gagnant-gagnant".
Osons prendre des risques dans ce domaine. Osons aller plus loin que ce que nous sommes tentés de faire d'habitude.

Prenons comme hypothèse que nos interlocuteurs ne sont jamais aussi agressifs, agités ou bloqués que les apparences nous le montrent. Réglons notre curseur "gagnant-gagnant" sur 80% des cas et cherchons à le faire monter vers 95 ou 98%.
C'est-à-dire cherchons à utiliser la stratégie "recherche d'une solution sans perdant" quelle que soit la difficulté qui se présente à nous.

Les bénéfices en terme de satisfaction personnelle, d'estime de soi, d'efficacité et de réduction de stress seront très importants.


dimanche 14 octobre 2007

Attaquons-nous aux faits, pas aux personnes

Henri est directeur financier d’une filiale d’un groupe de services. En pleine période budgétaire, il confie à Philippe, un jeune collaborateur, la mission de finaliser différents tableaux et de les transmettre au siège. Les tableaux sont partis alors que l'un d'eux comporte une grosse erreur. Henry a très envie de « pousser un coup de gueule » et d’exprimer violemment son énervement : «  C'est insupportable ! Tu ne pouvais pas vérifier ton tableau avant de l'envoyer ? Pourquoi te crois-tu toujours plus malin ? Mais comment ai-je pu te faire confiance… ? »

Ayant digéré les savoir-faire présentés plus haut,  Henri a plutôt choisi de s'exprimer de la façon suivante : « Je suis très agacé que le siège ait reçu des informations erronées de notre part. Cela nuit à la crédibilité de notre service et nous n'avons  pas besoin de ça en ce moment. »

S’attaquer aux faits et non aux personnes est un moyen efficace de relâcher la vapeur sans nuire au climat relationnel.

Concrètement, cela signifie que ce qui pose un problème à Henri, ce n'est pas Philippe personnellement, ce sont les conséquences de ses actes.


samedi 6 octobre 2007

Faisons le pari de l'intelligence

Le décalage est souvent important entre le ressenti des gens sur le terrain et la perception des managers. Nous entendons des encadrants et des responsables d’entreprises nous dire : « La base n’est pas motivée, nous ne savons plus quoi inventer pour les faire avancer… »

Et pourtant, à chaque fois que nous menons des diagnostics, nous sommes frappés par le niveau de motivation des salariés de la base : ils sont dans l’entreprise depuis des années, ils y sont attachés, elle fait partie de leur univers proche et ils savent qu’ils auront beaucoup de mal à retrouver un emploi si jamais leur établissement venait à fermer. C'est encore plus vrai dans les régions dont l'économie est en difficulté.

La question se pose en des termes différents pour les cadres et les principaux managers. Leur niveau d'études, une ouverture plus grande, une mobilité psychologique et matérielle, des possibilités de reclassement plus nombreuses au sein des groupes font que la fermeture d'un site représente pour eux une difficulté mais également une opportunité.

Quand nous rencontrons des opérateurs et des employés de faible qualification, nous ressentons très souvent de l'agacement et de l'impatience vis-à-vis de leurs responsables. Beaucoup d'entre eux ont vraiment envie de voir les résultats de leur site se redresser.


dimanche 30 septembre 2007

Quand il vaut mieux se séparer

Des chercheurs américains ont étudié les différentes stratégies de négociation possibles et ont mis en évidence que la stratégie la plus efficace consistait toujours à jouer "gagnant-gagnant".
La seule condition est de ne pas accepter que notre interlocuteur nous "trahisse" plus de deux fois.

C'est-à-dire se mettre d'accord avec lui une première fois sur une solution gagnant-gagnant et accepter qu'il enfreigne notre accord en essayant de chercher à gagner à notre détriment.
Puis revenir vers lui, repréciser les règles du jeu, redemander sa participation et son accord sur une nouvelle solution... Accepter que notre interlocuteur nous trahisse une deuxième fois, et revenir vers lui en lui annonçant qu'il n'y aura pas d'autre essai après celui-là.

Si notre interlocuteur nous trahit à nouveau, en ne remplissant pas sciemment sa part, il s'agit de changer de stratégie et d'adopter un mode de relations plus fermes. Il y a des moments où il est préférable de mettre fin à une relation plutôt que de se voir détruit ou fragilisé.

Avant d'envisager de rompre la relation, vous devez avoir la conviction d'avoir fait tout ce qui vous était possible pour trouver une solution intelligente et durable.


dimanche 9 septembre 2007

Courage !

Quel que soit notre profil de personnalité, la tâche est ardue quand il s'agit d'affronter un obstacle.

Il faut rassembler beaucoup de courage, éviter de s'énerver, de se dérober ou de  se laisser abattre. Par définition, dès que nous nous attaquons à un objectif un peu ambitieux, la première chose qui surgit dans notre esprit, ce sont toutes les difficultés, les bonnes raisons de ne pas y arriver.

C'est dans ces moments-là que nous commençons à prendre pleinement conscience de l'importance de travailler sur soi, de piloter tous ces mouvements internes. Dans ces moments-là, les techniques du totem et de l'ancrage (voir nos articles sur ces sujets) sont particulièrement utiles pour chasser par une émotion positive, les émotions négatives qui se réveillent.

N'oublions pas que les réflexes de lutte, de fuite ou de repli face à un obstacle sont des réflexes de survie. Souvenez-vous que l'une des attitudes les plus efficaces par rapport à ces réflexes, c'est de les accueillir; pensez à la comparaison avec les arts martiaux : utiliser l'énergie naturelle qui monte en nous et l'orienter dans la direction souhaitée.

C'est normal d’éprouver de l’angoisse quand notre réflexe principal est la fuite ; c'est normal d'avoir envie de s'énerver quand notre réflexe principal est la lutte ; c'est normal de se sentir fatigué, découragé, quand notre réflexe principal est le repli.
Ces réflexes naturels sont là pour nous protéger, pour économiser notre énergie.

Face à nos impulsions internes, le réflexe à développer consiste, comme nous l'avons vu précédemment, à remercier notre crocodile et a lui dire : « Merci cher crocodile de m'avoir signalé le danger… je vais en profiter pour mettre en oeuvre les aspects positifs de ma personnalité ainsi que tout ce que j'ai appris dans le domaine de l'efficacité personnelle, relationnelle et managériale. Fais moi confiance, je m'y attelle ! »