Pourquoi apprendre à gérer ses émotions ?

Gérer nos émotions et celles de nos collaborateurs permet une diminution réelle du stress et libère les potentiels pour de meilleures performances. Faites le pari de l'intelligence !

Les auteurs

En savoir plus sur Didier Hauvette et Christie Vanbremeesch.

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Voici quelques idées pour commencer à améliorer votre style de management...

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mercredi 6 novembre 2013

Utilisons des images et non des mots

Comment affronter efficacement et sereinement une situation stressante, un obstacle imprévu, un rendez-vous avec des interlocuteurs susceptibles de nous donner du fil à retordre ? Depuis l’enfance, on nous dit : « Respire… Campe-toi sur tes deux pieds… Concentre-toi… » Ces paroles sont justes, mais elles ne suffisent pas à nous mettre en pleine possession de nos moyens.

C’est qu’elles s’adressent à notre intellect, qui n’est pas le bon interlocuteur dans ces situations de stress.

Car celui qui déclenche notre peur, notre agressivité ou notre abattement c’est le crocodile. Et lui, on ne peut pas le raisonner par des paroles. Le crocodile n’est pas « raisonnable ». Pour l’apprivoiser, il faut lui parler dans sa langue. Et la langue qu’il aime, c’est celle des images et des métaphores.

Les images nous aident à nous mettre dans l’état d’esprit et l’attitude physique la mieux adaptée pour affronter les situations difficiles. Nous appelons « totem » les images auxquelles nous pouvons faire appel pour faire surgir en nous ce type d’état d’esprit. Comme chez les Indiens, elles sont là pour nous soutenir en cas de danger. Ces images totem sont souvent des images d’animaux ; quand nous sommes sur ce registre, la part instinctive est forte, elles parlent d’autant mieux à notre crocodile.

Et vous, quelle pourrait être votre image "totem" ?

vendredi 25 octobre 2013

Le tas d'or

le_trsor_coulLe tas d'or est un de nos concepts centraux. Nous sommes convaincus que nous sommes tous, personnes et entreprises, assis sur un tas d’or. Ce tas d'or, c'est tout le potentiel dont nous disposons à titre individuel et collectif, et auquel nous n’avons pas accès spontanément.

Nous nous sentons capables d’accomplir beaucoup plus que ce que nous accomplissons et avons l'impression de ne pas réaliser complètement notre potentiel.
Quelle frustration de ne pas obtenir les résultats escomptés, de ne pas mettre en oeuvre les projets auxquels nous tenons, de ne pas pouvoir exprimer notre vision du monde... Si nous savions mieux utiliser notre talent, nous pourrions grimper dans la structure beaucoup plus vite ; nos résultats seraient meilleurs.

Dans nos relations avec les autres, le tas d’or inaccessible est encore plus important : non seulement nous ne donnons pas notre mesure, mais nos limites se cumulent avec celles de nos interlocuteurs, nos réactions s’exacerbent et se renforcent mutuellement.

Que nous les ayons choisies ou pas, les personnes avec lesquelles nous travaillons sont dotées de qualités; toutes ont quelque chose qui nous manque. Quand nous sommes détendus, l'équipe fonctionne bien et nous sommes conscients qu'elle pourrait être riche de nos diversités et, par là même, très efficace.

Et pourtant, trop souvent, nous n’arrivons pas à atteindre nos objectifs. L’équipe est bancale, les gens s'affrontent, gardent leurs idées pour eux, défendent leur territoire, renferment leurs talents... Nous nous agaçons, nous nous accrochons, et le plus souvent pour des raisons stupides. Tous, nous en souffrons et les résultats collectifs en pâtissent.
A l’échelle d’une entreprise, la déperdition d’énergie est très importante. Pourquoi ces tensions alors que nous sommes là pour travailler sur des objectifs, en général, communs ?

Accéder au tas d’or consiste à obtenir de la part de nos collaborateurs plus de performances opérationnelles ou économiques qu’ils n’en donnent aujourd'hui, sans changer les gens, sans remettre en cause l’organisation et sans générer de tensions inutiles.




dimanche 22 juillet 2007

Nous avons les qualités de nos défauts

Petit à petit, sans que nous en ayons eu conscience, nous avons appris à connaître notre crocodile et, dans certaines situations, à lui donner en partie satisfaction et limiter ses débordements.
Ainsi, nous avons développé une partie importante de nos qualités de manière instinctive, pour nous protéger et pour faire face aux situations vécues comme dangereuses :

> Une personne réagissant majoritairement par des réactions de fuite fera tout pour se sentir libre. Elle cherchera en permanence des solutions lui permettant de s’échapper du « piège ». Elle développera donc progressivement une grande capacité à se remettre en cause, à bouger et à trouver des solutions. Elle sera, en général, créative et active ; personne ne pourra lui reprocher d’avoir les deux pieds dans le même sabot ;

> Une personne réagissant majoritairement par des réactions de lutte s’efforcera d’obtenir rapidement des résultats concrets aux problèmes qu’elle rencontre. C’est sa façon à elle de prouver à elle-même et aux autres qu’elle a de la valeur. Elle va acquérir une grande compétence dans le fait de décider, bousculer les choses et les gens. Sous stress, elle n’hésitera pas à trancher dans le vif si cela permet d’avancer et de régler les problèmes. Elle y trouvera même de la satisfaction ;

> Une personne réagissant majoritairement par des réactions de repli fera tout pour éviter d’affronter les personnes qui pourraient la contrarier ou être désagréables avec elle. Au fur et à mesure des années, elle va développer des capacités d’adaptation, d’empathie, de prise de recul. Parallèlement, elle cherchera à comprendre ce qui lui arrive et ce qui peut se produire dans les années à venir… Elle va ainsi développer des capacités d’anticipation, voire de visionnaire et de stratège.

Cette forte cohérence entre nos points forts et nos points faibles est très utile : dès que vous prenez conscience d’un aspect positif ou négatif chez quelqu’un, il vous est possible d’anticiper son autre face.

Quand un aspect négatif est présent chez quelqu’un (anxiété, agressivité ou passivité), l’élément positif correspondant (créativité, capacité à décider ou à prendre du recul) est inévitablement présent. Réciproquement, si quelqu’un vous montre telle ou telle de ses qualités, immanquablement vous trouverez chez cette personne la faiblesse correspondante...


dimanche 8 juillet 2007

Le crocodile ?

crocodileComment maintenir son calme et son efficacité quand la situation devient critique ou quand, pour la nième fois, nous nous trouvons face à des réactions qui nous sont insupportables ?

Pour comprendre ce qui se passe à l'intérieur de nous, nous nous sommes appuyés sur les travaux de Catherine Aimelet-Périssol, et en particulier sur son ouvrage Comment apprivoiser son crocodile.

Les réactions automatiques que nous avons en situation de stress ne sont pas aussi absurdes qu’elles en ont l’air. Elles sont régies par le cerveau reptilien et répondent à une logique de survie. À l’instar de Catherine Aimelet-Périssol, nous le surnommerons le « crocodile ». Ce cerveau a un rôle essentiel : c’est lui qui gère tous nos réflexes de protection par rapport aux dangers.

Dès qu’il perçoit un danger, réel ou supposé, le crocodile déclenche une réaction de défense.

Les paupières qui se ferment, les bras qui protègent la tête, les mâchoires et les poings qui se serrent, c’est lui qui nous les envoie. La réaction est rapide et automatique : le crocodile reçoit le signal, le décode ; s’il lit « danger », il réagit de la manière qui lui semble la plus appropriée.

Le problème réside dans le fait que la réaction qu’il a identifiée comme la plus adaptée peut ne pas l’être du tout ! Elle peut-être liée à des automatismes acquis dans le passé et complètement déconnectée du contexte. Le crocodile ne fait pas le tri. Il est bien intentionné, certes, mais maladroit et excessif dans sa manière de nous protéger.

Par moment, le pilote de mon avion, ce n’est plus moi ; le pilotage automatique s’est mis en route tout seul sans que je n’aie rien demandé...


dimanche 13 mai 2007

Les 3 états de défense

Dans les années 1960, par le biais d’expériences menées avec des souris, Henri Laborit a mis en évidence trois grands types de réactions automatiques face au danger, réactions qu’il a appelées « états de défense » :

> la fuite (que nous pouvons aussi nommer le mouvement), qui se traduit par de l’agitation physique, l’envie de partir, la recherche de solutions tous azimuts, l’agitation verbale… Tout en éprouvant des sensations d’angoisse et un sentiment de peur ou d’inquiétude ;

> la lutte (que nous pouvons aussi nommer l’attaque) et qui se traduit par des paroles ou des gestes agressifs, une élévation du niveau de la voix, un ton cassant, une volonté de passer en force… Tout en éprouvant des sensations d’énervement et un sentiment de colère ;

> le repli (appelée par Laborit inhibition de l’action, et que nous pouvons aussi nommer l’arrêt) qui se traduit généralement par la tétanisation physique et psychologique, une difficulté à s’exprimer, une propension à se dévaloriser… Tout en éprouvant une sensation de fatigue et un sentiment de tristesse.

Et vous, quels sont vos états de défense « préférés » ?

Pour mieux comprendre ces trois états de défense, nous vous proposons de repérer les réactions qui se produisent en vous face à un danger ou dans les moments de stress, puis de chercher à identifier les principales réactions de défense de 3 ou 4 personnes de votre environnement proche.

· Si vous vous dites souvent « ça m’inquiète, ça m’angoisse », votre tentation la plus forte sous stress est probablement une réaction de type « fuite/mouvement » ;

· Si vous éprouvez souvent des émotions du type « ça m’agace, ça m’énerve », votre tentation la plus forte sous stress est une réaction de type « lutte/attaque » ;

· Si vous pensez le plus fréquemment « ça me fatigue, ça me pèse », votre tentation la plus forte sous stress est une réaction de type « repli/arrêt ».

Comme vous avez pu le remarquer, nous ne sommes pas « monoréactions ». A l’intérieur de nous cohabitent les trois états de défense selon une combinaison particulière. Les dosages varient selon la personnalité et l’histoire de chacun.

Cette combinaison teinte tout notre fonctionnement et nos relations.


jeudi 8 décembre 2005

Enfin, je trouve les manettes !

le_moteur_coulLe pouvoir des émotions apporte une boîte à outils originale, qui permet au lecteur de résoudre des problèmes cruciaux pour lui :

- « Je veux arrêter de toujours me cogner aux mêmes murs. » Comment sortir de mes pièges, de mes schémas habituels de fonctionnement ?

- Pourquoi suis-je incapable de réussir certaines choses qui sont tellement importantes pour moi? « Je savais que c'était ce qu’il ne fallait pas faire, mais je n’ai pas pu m’en empêcher. » Pourquoi ? à cause de mes réflexes, mais aussi parce que je ne connais pas d’attitudes alternatives.

- Que faire quand je sens qu’une relation commence à déraper ?

Ce livre veut aider ses lecteurs à prendre conscience de la manière dont ils fonctionnent, eux-mêmes et dans leurs relations aux autres. 

Ce qui était une angoisse diffuse devient une trajectoire claire, sur laquelle il devient possible d’agir. Un chemin s’ouvre. Les autres ne nous apparaissent plus comme des ennemis à combattre, mais comme des partenaires avec qui construire et cheminer.

Nous aurons atteint notre objectif si ce livre vous permet :

- De mieux comprendre ce qui se passe en vous et autour de vous, en particulier dans les moments de stress ;
- De trouver les manettes qui vous permettront de piloter de façon précise et efficace vos réactions émotionnelles et celles de vos collaborateurs ;
- D'augmenter simultanément la satisfaction de vos collaborateurs, les performances économiques de votre entreprise et votre propre satisfaction ;
- D'exprimer le meilleur de vous-même.


mardi 6 décembre 2005

Ce qui nous a poussé à écrire ce livre

le_cheval_sauvage_coulDepuis 1987, les consultants de Gordon Management et moi-même avons rencontré, formé, coaché plus de 20 000 managers et chefs d’entreprise.

Nous sommes frappés de voir à quel point les réactions émotionnelles et les dérapages dans la communication jouent un rôle majeur dans la plupart des difficultés rencontrées par ces managers et leurs entreprises.

Ce qui est pénible, c'est de nous apercevoir à quel point nous savons très bien ce qu'il faudrait faire et à quel point nous retombons fréquemment dans les mêmes pièges :

« Dès qu'il y a un peu de pression, je ne peux pas m'empêcher de m'énerver et je m’en veux … »

« Je suis incapable de dire non. Pourquoi ai-je du mal à m'affirmer ? »
« Il y a des moment où je fais gaffe sur gaffe… Pourquoi est-ce que je parle autant ? »
« Pourquoi suis-je aussi cassant ? »

Collectivement, les problèmes sont similaires ; comprendre ce qu'il faut faire n'est pas suffisant, les pièges et les difficultés sont nombreux :


« Comment faire pour motiver mes collaborateurs ?  J’ai l’impression de mener la barque tout seul. J’aimerais qu’ils se mettent en route…»
« Comment faire pour limiter les tensions au sein de mon équipe ? Tout le monde se tire dans les pattes, c'est chacun pour soi ! »
« Nos équipes commerciales sont sous pression, le marché n'est pas porteur, nous perdons des parts de marché. Comment faire pour soutenir leur moral et dynamiser les ventes ? »

Ah, s’il était possible de laisser les émotions au vestiaire… S'il était possible de résoudre tous les problèmes uniquement avec sa tête !
Malheureusement, ou heureusement, ce n'est pas le cas. Car c'est bien de cela dont il s'agit : nous passons notre temps à être remués, énervés, freinés par des réactions émotionnelles, les nôtres et celles de nos interlocuteurs.

Depuis quinze ans, nous aidons nos clients à sortir de ces cercles vicieux. Nous souhaitons, à travers ce livre, vous faire bénéficier des techniques, enseignements et savoir-faire que nous avons rassemblés.